kanasadi.cledesite.net
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L’association Kana’Sadi1 a pour but de cultiver l’art de la rencontre, qui est à l’origine de toute chose, et la sérendipité (trouver ce que l’on ne cherchait pas) qui en découle.

Elle propose à ses adhérents de formaliser cette démarche qui leur sera commune par la signature d’une charte ouverte à tous et s’articulant autour de trois axes :


Des envies partagées
 

Expérimenter une nouvelle convivialité2 en brouillant la frontière public/privé, en élaborant une ascèse collective récréative et amicale, en se jardinant mutuellement3, en créant des TAZ4, etc.


Se réapproprier la culture5 et en faire enfin une affaire publique, voire, pourquoi pas, une sorte de mouvement de libération de la culture6. Parce que nous pensons, sans pour autant nier leur pouvoir, que l’argent et les institutions sont plus souvent des problèmes que des solutions, nous souhaitons rester à distance de ces transactions et surtout des lieux et des médias qui en tirent parti7. De même, nous souhaitons garder nos distances d’avec les institutions qui, en administrant les manifestations culturelles, en exercent le contrôle et en font un usage politicien8. Il s’agit pour nous de :

 

- soutenir, encourager, développer les manifestations, pratiques, activités culturelles ou artistiques gratuites et sans visée commerciale, proposées par des lieux associatifs, particuliers, squats, habitats ouverts, etc. (donc étrangers aux institutions et aux commerces).

 

- les inventer, si ces manifestations, pratiques, activités et lieux n’existent pas ou existent insuffisamment. Les activités proposées (ateliers, débats, etc.) dans notre lieu sont soumises à deux conditions. Elles doivent :

  • être ouvertes à tous sans distinction. Elles seront donc gratuites (ou exception-nellement à prix libre) et ne viseront pas un public déterminé à l’avance. Cependant des dérogations à ce principe de stricte ouverture pourront être acceptées si elles vont dans le sens de l’amélioration d’une situation existante (par exemple, pour compenser la domination masculine qui règne sur notre société, des réunions exclusivement féminines sont envisageables.)

  • permettre à chacun la libre expression de ses idées (religieuses, spirituelles, politiques…) dans un climat de bienveillance, ouverture, partage, écoute, respect de l’autre, et dans le cadre d’un échange (pas de conférence sans débat ou de manifestation artistique requérant un public passif).


Des engagements réciproques

Engagements de l’association:

-  Mise à disposition des adhérents du lieu de l’association pour la tenue de projets
-  Accueil convivial et régulier dans ce lieu selon des horaires préétablis

-  Etude collective de la conformité des projets des adhérents à l’esprit de l’association.
-  Diffusion du programme des manifestations sur le site de l’association

Engagements des adhérents:

 

- Adopter un comportement modéré favorisant la convivialité, l’entente entre tous et n’allant pas expressément à l’encontre de l’esprit de l’association ni aux lois en vigueur dans le pays.

- Respecter les lieux et le matériel gracieusement mis à disposition, ainsi que les horaires d’ouverture.

- Contribuer à la vie de l’association: toutes formes de coopération (prêt de matériel, aide, conseils, etc.) et de participation (organisation de manifestations, proposition d'évènements, de pratiques, création de lieux, etc.) sont les bienvenues.

 

 

Un mouvement perpétuel

 

Pour des questions d'ordre juridique, nous avons opté pour le statut d'association à but non lucratif. L'adhésion est gratuite mais nous acceptons volontiers les dons en nature (matériel, fournitures, etc.).

L’association est ouverte à tous dans le respect de la charte. Cette charte a été rédigée de manière participative, elle n’est pas figée mais pourra évoluer selon les circonstances et les besoins du groupe.
Toute personne y contrevenant perdrait sa qualité de membre, à moins que l’entorse à la règle ne s’avère être une avancée. Celle-ci serait alors adoptée.

Nous ne pourrons pas changer le monde…. mais un petit peu notre vie.

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(1)  Le terme kana’sadi signifie "lieu d’échange d’un groupe", il vient du langage asa’pili inventé par P.M. en 1983 et exposé dans son ouvrage bolo’bolo. (http://www.lyber-eclat.net/lyber/bolo/bolo)

(2)  Convivialité au sens ou l’entend et l’imagine Ivan Illich dans son ouvrage "La convivialité" (Seuil, 1973). Extrait p.43:«Une société conviviale est une société qui donne à l’homme la possibilité d’exercer l’action la plus autonome et la plus créative, à l’aide d’outils moins contrôlables par autrui. La productivité se conjugue en termes d’avoir, la convivialité en termes d’être.»

(3)  Formule soufflée par l'oncle h (http://oncleh.free.fr/pour_habiter_pas_cons..._121.htm) que lui-même a relevé dans "Traces de pas dans nos cœurs: l'héritage vivant des Indiens Yuroks" de Gary Morris (Jouvence Editions, 2000).

(4)  Temporary Autonom Zone. TAZ, Hakim Bey (L'éclat, 2004). (http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html)

(5)  Non pas que nous considérions la culture ou l’art comme des fins en soi, ni même comme ayant forcément un intérêt allant de soi, mais nous les pensons comme une possibilité, un moyen, de se rencontrer plus efficacement.

(6)  En référence au M.L.Q. de Roger Gentis, in "La psychiatrie doit être faite/défaite par tous" (Maspero, 1973).
Extrait :
"Que les incultes s'emparent de la culture et ce faisant la transforment. Tout le monde devrait avoir le droit d'écrire, se sentir le droit décrire. Qu'est-ce que c'est que cette ânerie, qu'il y a des philosophes professionnels, des artistes profes-sionnels ? Est-ce que la philosophie n'est pas à tout le monde ? Est-ce que l'art n'est pas à tout le monde ? Qu'est-ce que c'est que vivre alors, simplement vivre, quand on est un homme et qu'on est en proie au langage, si on n'est pas son propre philosophe, son propre artiste ? Je réclame pour tout un chacun, et aussi bien pour le dernier des peigne-culs, le droit entier de parler le monde, de parler les races et les continents, de faire l'art et la philosophie et de produire aussi le discours culturel. J'appelle quelque chose comme un mouvement de libération de la culture - un M.L.Q."

(7) Il ne s’agit pas de jeter la pierre aux artistes qui tentent de vivre de leur travail. A notre époque chacun se débrouille comme il peut et de fait, nous n'avons aucun grief à faire aux artistes qui vendent leur production.

(8) Pourquoi cette défiance envers l'institutionnel, vitrine du politique, et l'économique? Parce que nous pensons que la culture est perdante quand elle se compromet avec ceux qui ne la font pas mais qui s’imposent pour l’administrer ou la commercialiser selon leurs propres règles.

Conception et réalisation: Kana'Sadi - Motorisation: Clé de Site

Kana'Sadi

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